L’A13, l’orgueilleuse Normande ?>

L’A13, l’orgueilleuse Normande

D’est en ouest, le ruban d’asphalte poursuit le cours de la Seine. Il traverse les plus beaux domaines royaux, avant de s’installer fièrement dans les paysages pittoresques du Vexin et de la Normandie, jouant à saute-mouton avec les boucles du fleuve. L’autoroute entraîne les Parisiens vers le Nord-ouest jusqu’à l’estuaire du Havre, restant sagement rive gauche sur tout son parcours, longeant les innombrables châteaux et les prestigieuses abbayes médiévales des terres normandes. Abandonnant la Seine à la Manche, elle bifurque au Sud-ouest pour s’offrir une petite virée presque côtière jusqu’à Caen, à travers le bocage normand, où l’A13 tire sa révérence.

Embarquement immédiat pour un voyage au long cours, au fil des panneaux culturels qui jalonnent l’autoroute. 

A son départ, l’A13 fait un détour par le sud-ouest, dans une jolie courbe en hommage aux grands domaines royaux qu’elle traverse là. Jaillissant du tunnel de Saint-Cloud, on grimpe vers la forêt d’Ile-de-France, du moins ce qu’il en reste ici. Crâneuse, la sortie de Paris est immédiate sur l’A13, matérialisée par le passage de la Seine à Saint-Cloud: pas de banlieue déprimante s’étirant à l’infini, mais tout de suite la forêt, la majestueuse forêt de Saint-Cloud. La plupart du temps, le voyageur affairé dans le trafic de la trois-voies n’aperçoit pas le tout-premier panneau marron de l’A13, et pourtant… 

                       

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